Quoi, ma pomme ?

P1040373

Une sorte de chaleur humide s’était abattue sur New York au moment où Cécile arriva à l’aéroport, faisant écho à sa tristesse intérieure. Même avec l’envie d’aller voir ailleurs si l’herbe y est plus verte, on ne quitte pas sa famille et ses amis pour un an sans ressentir un pincement aigu au cœur.

Très vite, l’enchaînement des événements l’a divertie de ses pensées moroses, et le jeu des différences a commencé. Tout d’abord, pour commencer avec une généralité, les gens sont charmants et accueillants. Impossible de poser une question en l’air sans recevoir une réponse appropriée, appliquée et détaillée. Pratique quoi.

De l’aéroport JFK, on rejoint le centre ville par :

–          Le métro (environ 8$) : prendre l’ « airtrain » jusqu’à Jamaica Station Line (on paie son billet à ce moment là), pour prendre le train E qui mène à Manhattan ;

Solution retenue : on a là son premier aperçu de la population New Yorkaise, sans transition on se frotte aux transports en commun de la ville, et en plus c’est climatisé.

–          Le taxi : 60$ + le pourboire (15-20%) ;

–          Une navette bus : 16$. NYCairporter par exemple dessert Grand Central Terminal et Penn Station ;

Solution retenue pour le retour : déconseillée car stressante à cause des possibles embouteillages si l’on n’a pas prévu 4 heures avant le décollage de l’avion.

–          Une navette bus desservant principaux hôtels et adresses privées : partage des frais avec les autres voyageurs, généralement autour de 20$ la course.

Ici, un remarquable point d’honneur doit être fait pour Alex, ami d’une amie qui m’a accueillie chez lui à Harlem, c’est-à-dire le quartier nord de Manhattan. Encore principalement Noir, cette partie de New York ne voyait aucun Blanc il y a encore 50 ans. On y sent un autre New York qu’à Times Square, un New York humain, assurément américain (« good job, son » lancé par un papa attentionné à son enfant sur un tricycle), bétonné et très bruyant. New York vit, elle est sans cesse maintenue éveillée par le bruit des trains, des sirènes, de la climatisation et de la clameur des activités nocturnes en tous genres (même si la plupart des bars ferment à 2h du matin).

Après avoir passé une nuit assez reposante, il a été temps de découvrir autant que possible le centre-ville. Le Moma n’est absolument pas décevant, il mérite au moins une journée (ne serait-ce que pour ne pas avoir le sentiment que l’on nous a volé les 25$ du prix d’entrée.) et permet de retracer les origines d’un art contemporain qui s’est interrogé sur notre vision sensible des objets propres à la société de consommation, comme un aspirateur, objet anthropomorphe selon Jeff Koons.

Sinon, l’impression générale qui se dégage est celle que l’on peut ressentir à Paris, certainement comme dans n’importe quelle autre mégapole, à savoir celle de se sentir à la fois petit et capable de tout, entouré de gens qui participent à cet immense ensemble fait de béton et de lumière, d’ambition et de sociabilité.

Il y a en fait tant à dire que le lecteur se lasserait …

That’s all folks !

Image

Advertisements
This entry was published on August 12, 2013 at 8:19 AM and is filed under Quelles sont les nouvelles ?. Bookmark the permalink. Follow any comments here with the RSS feed for this post.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: